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Visite du logement : les obligations du locataire

mer, 11/04/2018 - 10:59
Il est parfois nécessaire, pour le bailleur, de pouvoir pénétrer dans le logement qu’il a donné en location. Bien souvent, le locataire accède à la demande du bailleur, lorsque celui-ci souhaite entrer dans le bien. Et ce d’autant plus aisément que le bailleur se montre discret ! Mais, lorsque la relation est plus difficile, quelles sont les obligations du locataire si son propriétaire souhaite visiter le bien ?

 

La vente ou la location du bien

 
Le propriétaire peut avoir besoin de faire visiter le logement s’il souhaite le vendre, ou, après un congé donné par le locataire, en vue de sa location. Les visites sont organisées en accord avec le locataire.
 
Le bail (surtout s’il a été établi par un professionnel) contient fréquemment une clause par laquelle le locataire est obligé de laisser visiter le local loué. Lorsque le bien est la résidence principale du locataire, que la location soit nue ou meublée, une telle clause est limitée par l’article 4 de la loi du 6 juillet 1989.
Ainsi, si la clause oblige le locataire à laisser visiter le bien les jours fériés, ou plus de 2 heures les jours ouvrables, elle est réputée non écrite : le bailleur ne peut donc pas exiger son application.
En présence d’une clause conforme à la réglementation, le bailleur peut donc exiger du locataire qu’il respecte l’obligation qu’il a souscrite lors de la signature du bail. Et, après l’avoir mis en demeure, il pourra saisir le tribunal d’instance, éventuellement selon une procédure d’urgence, afin d’obtenir en justice l’autorisation de pénétrer dans le logement.
Le locataire n’est pas à l’abri d’une condamnation à des dommages-intérêts, si le bailleur établit le préjudice que lui cause le refus du locataire.
 
Si le bail ne contient aucune clause prévoyant l’accès au logement, la demande du bailleur peut apparaître légitime, en fonction des circonstances, car un contrat oblige à toutes les suites que lui donnent l’équité ou l’usage. Laisser visiter le bien dans le cadre d’une vente ou d’une remise en location peut entrer dans ce cadre. Le bailleur a donc la possibilité de saisir le tribunal, après avoir mis en demeure le locataire de laisser visiter. Il appartiendra alors au juge d’ordonner – ou de refuser – l’accès au bien loué.
 
 

La réalisation de travaux

 
Sur ce même principe, il semble logique que le locataire laisse l’accès au logement lorsque des travaux sont nécessaires.
 
Dans le cadre de la location de locaux à usage d'habitation constituant la résidence principale du preneur, des dispositions légales spécifiques sont prévues à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989. Le locataire est tenu de permettre l'accès aux lieux loués pour la préparation et l'exécution des travaux :
 
  • d'amélioration des parties communes ou des parties privatives de l’immeuble,
  • nécessaires au maintien en état ou à l'entretien normal des locaux loués,
  • d'amélioration de la performance énergétique à réaliser dans ces locaux,
  • qui permettent au bailleur de remplir son obligation de maintenir un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé de ses occupants.
 
La loi organise une procédure : avant le début des travaux, le locataire est informé par le bailleur de la nature des travaux, et des modalités de leur exécution, par une notification de travaux qui lui est remise en main propre ou par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Aucuns travaux ne peuvent être réalisés les samedis, dimanches et jours fériés sans l'accord exprès du locataire.
 
Enfin, le locataire peut demander au juge de prescrire l'interdiction ou l'interruption des travaux entrepris, lorsque ces travaux, ou les conditions de leur réalisation :
 
  • présentent un caractère abusif ou vexatoire,
  • ou ne respectent pas les conditions définies dans la notification de préavis de travaux,
  • ou si leur exécution a pour effet de rendre l'utilisation du local impossible ou dangereuse.
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