Comment les biens immobiliers sont-ils répartis en cas de décès des parents ?
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La transmission d’un bien immobilier après le décès d’un parent est une question fréquente pour les familles. La répartition dépend de plusieurs éléments : la situation familiale, l’existence d’un testament et le régime matrimonial. Voici les principes essentiels à connaître.
La présence d’un conjoint survivant
Lorsque l’un des parents décède, le conjoint survivant bénéficie de droits spécifiques sur le patrimoine.
S’il y a uniquement des enfants communs, le conjoint peut généralement choisir entre :
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l’usufruit de l’ensemble des biens, ce qui lui permet de continuer à utiliser le logement ou d’en percevoir les loyers ;
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un quart du patrimoine en pleine propriété.
Les enfants héritent du reste du patrimoine.
Le cas où il n’y a pas de conjoint
Si les deux parents sont décédés ou si le parent décédé n’était pas marié, les enfants deviennent héritiers du bien immobilier.
Dans la majorité des cas, ils se retrouvent alors en indivision. Cela signifie que chaque héritier possède une part du bien, mais aucune partie précise du logement.
Par exemple :
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2 enfants : chacun possède 50 % du bien
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3 enfants : chacun possède un tiers
Que se passe-t-il pour le bien immobilier ?
Plusieurs solutions sont possibles lorsque plusieurs héritiers possèdent un bien :
1. Conserver le bien en indivision
Les héritiers restent propriétaires ensemble et peuvent décider de louer ou de conserver le logement.
2. Racheter les parts des autres héritiers
Un héritier peut souhaiter garder le bien. Il doit alors verser une soulte aux autres pour racheter leurs parts.
3. Vendre le bien immobilier
Si aucun héritier ne souhaite conserver le bien ou si un accord est trouvé, la maison ou l’appartement peut être vendu et le montant est ensuite réparti entre les héritiers selon leurs parts.
Le rôle du testament
Un testament peut modifier en partie la répartition des biens. Toutefois, la loi protège les enfants grâce à ce que l’on appelle la réserve héréditaire : une partie du patrimoine leur est obligatoirement réservée.
La transmission d’un bien immobilier peut rapidement devenir complexe, notamment en cas d’indivision ou de désaccord entre héritiers. L’accompagnement d’un notaire est essentiel pour sécuriser la succession et trouver la solution la plus adaptée.