Île-de-France : une pénurie de petits logements appelée à s'aggraver d'ici 2030
Mis à jour le
3 minutes de lecture
Alors que la région francilienne peine déjà à répondre à la demande de petites surfaces, une étude récente de la Fédération des promoteurs immobiliers Île-de-France (FPI IDF), menée avec l'ESPI pour le CAPEM, révèle l'ampleur du déséquilibre entre l'offre de logements et les besoins réels des ménages. Une situation qui pourrait encore s'aggraver dans les années à venir.
Une région largement sous-occupée
L'étude, conduite sur près de 4 900 quartiers franciliens, dresse un constat frappant : dans la quasi-totalité des secteurs analysés, les logements comptent en moyenne plus de pièces que n'en nécessiteraient réellement les ménages qui les occupent. Concrètement, une large majorité des foyers franciliens vit aujourd'hui dans un logement disposant d'au moins une pièce de plus que leur besoin strict. Une partie significative de ces logements compte même deux pièces supplémentaires ou plus, une tendance qui s'est accentuée depuis le milieu des années 2000. Cette sous-occupation touche particulièrement les retraités et les cadres, qui représentent à eux seuls une large part des ménages concernés.
Le vieillissement et la décohabitation, principaux moteurs de la demande
Selon l'étude, ce phénomène n'est pas near de s'inverser. D'ici 2030, ce n'est plus la croissance démographique qui constituera le principal moteur des besoins en logements en Île-de-France, mais bien la transformation de la structure des ménages : hausse du nombre de personnes vivant seules, séparations, vieillissement de la population. Ce mouvement de fond, souvent qualifié de "desserrement des ménages", devrait peser bien plus lourd dans la demande potentielle de logements que la seule évolution démographique.
Cette tendance s'inscrit dans un mouvement de long terme : entre 2018 et 2050, les ménages composés d'une seule personne devraient représenter l'essentiel de la croissance du nombre de foyers franciliens. Leur part dans la région, déjà importante, continuerait ainsi d'augmenter significativement sur la période.
Un déficit de petites surfaces qui se creuse
Face à cette évolution démographique, l'offre actuelle de petits logements - studios et deux-pièces - reste très insuffisante. Pour combler ce déficit structurel d'ici 2030, l'étude estime qu'il faudrait construire plusieurs centaines de milliers de logements supplémentaires par rapport au rythme de production actuellement observé dans la région.
Des politiques de construction en décalage avec les besoins réels
Pour les auteurs de l'étude, ce déséquilibre s'explique en partie par des politiques publiques d'urbanisme parfois déconnectées de la réalité démographique. Les orientations actuelles favoriseraient encore trop souvent la construction de grands logements familiaux, alors que la demande se déplace de plus en plus vers les petites surfaces. L'objectif affiché de cette étude est de fournir aux collectivités et aux opérateurs immobiliers des données plus précises, afin d'adapter les politiques locales du logement aux besoins réels des habitants plutôt qu'à des schémas démographiques dépassés.
Ce que cela signifie pour le marché immobilier francilien
Cette pénurie annoncée de petites surfaces a des conséquences concrètes pour les acheteurs, les locataires comme les investisseurs. Les studios et deux-pièces bien situés, déjà recherchés, devraient voir leur attractivité - et donc leur valeur - continuer de progresser dans les années à venir, portée par une demande structurellement plus forte que l'offre disponible.
Le conseil de Laforet Montesson
Dans ce contexte de tension durable sur les petites surfaces, nos conseillers accompagnent aussi bien les investisseurs souhaitant se positionner sur ce segment porteur que les propriétaires de grands logements en sous-occupation, qui peuvent avoir intérêt à repenser leur projet immobilier. N'hésitez pas à nous consulter pour évaluer les meilleures opportunités selon votre situation.https://www.laforet.com/agence-immobiliere/montesson/estimer