Marché Immobilier - Laforêt

23.03.21

L’immobilier, secteur d’activité majeur de notre économie, soulève des interrogations
dans un contexte sanitaire et économique aux dimensions planétaires.
En effet, à l’heure où nous sommes plongés dans une crise mondiale dont les effets
ne sont pour le moment pas mesurables à long terme, le marché immobilier parisien
interroge. Qu’en est-il des prix ? Sont-ils amenés à chuter ? Ce qui est certain, c’est que
la Ville Lumière ne perd pas en attractivité.
Le contexte actuel a eu pour conséquence l’apparition de certains facteurs ayant
entrainé des mutations sur le marché. L’absence d’étrangers, le départ de certains
foyers familiaux vers la périphérie en quête de plus d’espace, en font partie. Les prix
restant élevés à Paris, nous constatons une tendance au rééquilibrage du marché plutôt
qu’un renversement. En effet, on observe une hausse de l’offre de biens dans Paris intra-
muros. Cela se conjugue avec une demande inchangée (Il est nécessaire de rappeler
que la demande ne chute pas).
En outre, le baromètre du chasseur d’appartements Homelyoo, nous indique
qu’entre les mois de janvier et février 2021, on constate une hausse de l’offre de près
de 37% expliquant ainsi l’accalmie des prix immobiliers. Si l’on observe plus particulièrement
les zones de réelles baisses des prix au mètre carré, on constate que ces dernières
apparaissent davantage dans les arrondissements les plus onéreux, à savoir le
centre et l’ouest parisien. En effet, Homelyoo, nous informe que le VIIème arrondissement
a connu une baisse de 6.3% en l’espace d’un mois, pour un arrondissement tutoyant
les dix-sept mille euros au mètre carré, prix affichés. À l’inverse, le baromètre
nous renseigne sur une stagnation voire une progression des prix dans d’autres arrondissements
comme dans le XVIIIème, où ils ont augmenté de 2.3%.
Ces effets de l’offre et de la demande impliquent également des délais de vente
plus importants. En effet, l’effet de panique dû à la raréfaction des biens sur le marché,
connu il y quelques mois, a quelque peu disparu avec l’afflux de nouveaux biens venant
combler la demande. Ainsi, les délais de vente se rallongent pour la majorité des biens.
Dès lors, bien que l’on observe une hausse de l’offre, il existe toujours un déséquilibre
structurel du marché immobilier parisien où la demande reste nettement supérieure
à l’offre. Ainsi, ce dernier, aux particularités notables, connaît aujourd’hui davantage
un rééquilibrage qu’une baisse globale des prix.

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