DPE 2027 : quels logements vont gagner une classe énergétique ?
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Sommaire
- Un nouveau coup de pouce pour les logements tout électrique
- Un exemple concret : comment une agente a su tirer parti de la réforme 2026
- Cette baisse va-t-elle vraiment s'appliquer ?
- Les pompes à chaleur, grandes gagnantes de la réforme
- Un simulateur pour anticiper la nouvelle étiquette de chaque bien
Alors que les prix du gaz et des carburants repartent à la hausse, l'État poursuit sa stratégie d'électrification du parc immobilier. Un an après avoir fait passer le coefficient d'énergie primaire de l'électricité de 2,3 à 1,9, le Gouvernement a mis en consultation publique, du 9 juillet au 6 août, un projet d'arrêté prévoyant une nouvelle baisse à 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Les professionnels de l'immobilier peuvent d'ores et déjà anticiper les conséquences sur leurs mandats grâce à des outils de simulation dédiés, comme celui proposé par Casam.
Un nouveau coup de pouce pour les logements tout électrique
Concrètement, faire passer le coefficient de 1,9 à 1,7 réduit mécaniquement d'environ 10,5 % la consommation d'énergie primaire prise en compte dans le calcul du DPE, pour tout logement dont le chauffage, l'eau chaude, la ventilation, l'éclairage et la climatisation reposent entièrement sur l'électricité. En ajoutant cette baisse à celle déjà entrée en vigueur en 2026 (-17,3 %), c'est une diminution cumulée d'environ 26 % de la consommation affichée qui se dessine sur deux ans.
Pour donner un ordre de grandeur : la première baisse, en 2026, avait déjà permis à de nombreux logements de gagner environ une demi-classe énergétique. Avec cette seconde réforme, c'est cette fois la majorité des logements chauffés à l'électricité qui devrait franchir un cap complet — gagner une classe entière par rapport à leur situation d'avant 2026.
L'enjeu dépasse largement la seule étiquette énergétique. Un bien aujourd'hui classé F ou E pourrait basculer respectivement en E ou en D, ce qui a des répercussions directes sur sa valeur perçue et sur le nombre d'acquéreurs potentiels qui le considèrent comme éligible à leur recherche.
Un exemple concret : comment une agente a su tirer parti de la réforme 2026
L'an dernier, en Haute-Savoie, une conseillère immobilière avait un mandat simple partagé avec cinq autres agences sur un bien classé E. Dès l'entrée en vigueur de la réforme, elle a été la première à mettre à jour l'annonce avec la nouvelle étiquette D. Ce changement a suffi à faire réapparaître le bien dans les critères de recherche de certains acheteurs jusque-là exclus — et à générer une nouvelle prise de contact, suivie d'une offre d'achat. Un exemple concret de l'avantage que peut représenter une veille active sur ces évolutions réglementaires.
Cette baisse va-t-elle vraiment s'appliquer ?
Si la signature de cet arrêté semble acquise, une inconnue demeure : sa conformité au cadre européen. Le coefficient d'énergie primaire de l'électricité est en effet encadré au niveau européen, avec une valeur par défaut de 1,9. Tout pays qui souhaite s'en écarter doit justifier ce choix et documenter précisément ses sources de données. Pour la France, argumenter objectivement une valeur de 1,7 pourrait donc s'avérer complexe.
Les pompes à chaleur, grandes gagnantes de la réforme
Cette évolution réglementaire renforce encore l'intérêt de remplacer une chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur. D'après une analyse de 8 000 simulations réalisée par Casam, l'installation d'une pompe à chaleur assurant à la fois le chauffage et la production d'eau chaude permet, dans 75 % des cas, de gagner directement deux classes énergétiques. Un argument de poids qui devrait renforcer encore la place de cette solution dans les recommandations des diagnostiqueurs, même si elle n'est pas toujours réalisable techniquement.
Un simulateur pour anticiper la nouvelle étiquette de chaque bien
Comme lors de la réforme précédente, qui avait donné lieu à plus de 20 000 simulations réalisées par des particuliers en 2026 , un simulateur gratuit permet, à partir d'une simple adresse ou d'un numéro de DPE existant, de recalculer par avance la future étiquette énergétique d'un logement.
Cet outil permet aux professionnels d'identifier en amont les biens susceptibles de changer de classe, d'ajuster leurs estimations en conséquence, et d'évaluer la pertinence de travaux complémentaires pour franchir une classe supplémentaire. À partir du 1er janvier 2027, une attestation officielle de la nouvelle étiquette pourra être téléchargée gratuitement sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, sans qu'il soit nécessaire de refaire un diagnostic complet , un document qui pourra être directement joint aux dossiers de vente ou de location.