Immobilier ancien : quelles sont les tendances du 1er trimestre 2026 ?
Au 1er trimestre 2026, le réseau Laforêt enregistre +4 % d'acquéreurs, +2 % de transactions et des prix en hausse de +0,5 % au niveau national. Le délai de vente moyen atteint 103 jours (+5 jours en 3 mois) et la marge de négociation remonte à 5,1 % (+0,6 point). Les taux d'emprunt s'établissent à 3,25 % début 2026, contre 3,05 % à l'été 2025. Ces données sont issues des transactions des 720 agences du réseau Laforêt en France (billet de tendances T1 2026, Yann Jéhanno, président de Laforêt).
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Sommaire
- La demande immobilière a-t-elle progressé au T1 2026 ?
- L'offre de biens à vendre a-t-elle augmenté au T1 2026 ?
- Combien de transactions au T1 2026 ?
- Les prix de l'immobilier ont-ils évolué au T1 2026 ?
- Quels sont les délais de vente au T1 2026 ?
- Les marges de négociation ont-elles évolué au T1 2026 ?
- Quelles sont les perspectives pour le marché immobilier en 2026 ?
Chiffres clés — marché immobilier T1 2026, réseau Laforêt
- +4 % d'acquéreurs au national vs T3 2025 (+6 % Paris, +4 % IDF, +3 % régions)
- +2 % de transactions au national (+2 % Paris, stable IDF, +3 % régions)
- +9 % de biens à vendre au national (+11 % Paris, +4 % IDF, +9 % régions)
- +0,5 % de hausse des prix au national — 9 707 €/m² à Paris (+0,7 %), 3 965 €/m² en IDF (-0,4 %), 2 494 €/m² en régions (+0,9 %)
- 103 jours de délai de vente moyen (+5 jours) — 82 jours à Paris, 106 jours en IDF, 107 jours en régions
- 5,1 % de marge de négociation (+0,6 pt) — 3,4 % à Paris, 5,1 % en IDF, 5,4 % en régions
- 8 transactions sur 10 font l'objet d'une négociation
- 34 % primo-accédants, 49 % secundo-accédants, 17 % investisseurs
- Taux d'emprunt : 3,25 % début 2026 (vs 3,05 % été 2025)
Source : réseau Laforêt, billet de tendances T1 2026, mars 2026
La demande immobilière a-t-elle progressé au T1 2026 ?
Oui, mais de façon plus mesurée qu'en 2025. Après le fort rebond de la demande en 2025 (+18 %), le premier trimestre 2026 affiche une progression de +4 % au national par rapport à décembre 2025. Paris enregistre +6 %, l'Île-de-France +4 %, les régions +3 %.
Cette modération s'explique par plusieurs facteurs conjoncturels : conditions météorologiques exceptionnelles en janvier et février (catastrophes naturelles dans plusieurs départements), légère remontée des taux de 3,05 % à 3,25 %, et contexte international incertain (hausse du coût de l'énergie, tensions géopolitiques). La période électorale a par ailleurs repoussé certaines décisions d'achat.
Par type de bien, la demande progresse sur les appartements (+6 %) tandis qu'elle recule sur les maisons (-2 %) — un écart qui reflète à la fois la contrainte financière des acquéreurs et la saisonnalité naturelle du marché, les maisons trouvant traditionnellement leur public au printemps.
L'offre de biens à vendre a-t-elle augmenté au T1 2026 ?
Oui, nettement. L'offre progresse de +9 % au national en trois mois (maisons +6 %, appartements +11 %). Paris affiche +11 %, les régions +9 %, l'Île-de-France +4 %. Les vendeurs ont intégré le retour des acquéreurs et la stabilité des financements pour concrétiser leurs projets. On note le retour des biens familiaux sur le marché, tandis que les petites surfaces restent sous tension.
Combien de transactions au T1 2026 ?
Les compromis de vente progressent de +2 % au national, malgré un contexte favorable : +2 % à Paris, stable en IDF, +3 % en régions. Malgré des conditions d'acquisition globalement favorables (prix stabilisés, taux contenus), les acquéreurs prennent davantage de temps pour décider — les prises de décision s'allongent.
Les secundo-accédants renforcent leur position (49 % des transactions, contre 48 % fin 2025). Les primo-accédants reculent légèrement à 34 % (contre 35 %). Les investisseurs restent stables à 17 %.
Les prix de l'immobilier ont-ils évolué au T1 2026 ?
Les prix progressent modérément : +0,5 % au national. Paris : +0,7 % à 9 707 €/m² (11 arrondissements dépassent 10 000 €/m², centre et Ouest parisien en tête). IDF : -0,4 % à 3 965 €/m². Régions : +0,9 % à 2 494 €/m².
Évolutions par ville (T1 2026) : Biarritz +1,9 % (8 277 €/m²), Bordeaux +1,3 % (4 681 €/m²), Lille +1,1 % (3 385 €/m²), Rouen +0,9 % (2 731 €/m²), Lyon +0,3 % (4 797 €/m²), Toulouse 0 % (3 572 €/m²), Nice -0,4 % (5 157 €/m²), Rennes -0,5 % (4 096 €/m²), Dijon -0,6 % (2 648 €/m²), Marseille -0,7 % (3 818 €/m²), Brest -1,4 % (2 342 €/m²), Strasbourg -1,2 % (3 506 €/m²).
Quels sont les délais de vente au T1 2026 ?
Les délais s'allongent : 103 jours en moyenne au national, soit +5 jours en 3 mois. Paris : 82 jours (+3 jours). IDF : 106 jours (+8 jours). Régions : 107 jours (+7 jours). Les acquéreurs prennent davantage de temps pour comparer, négocier et sécuriser leur financement en intégrant l'ensemble des coûts — travaux, énergie, fiscalité.
Les marges de négociation ont-elles évolué au T1 2026 ?
Oui, elles repartent à la hausse. La marge de négociation atteint 5,1 % au national (+0,6 pt vs fin 2025) : 3,4 % à Paris (+0,4 pt), 5,1 % en IDF (+0,7 pt), 5,4 % en régions (+0,7 pt). Les maisons font l'objet de négociations plus marquées (5,7 %) que les appartements (4,1 %). Pour les logements classés F ou G, les marges sont largement majorées, les acquéreurs intégrant d'emblée le coût des travaux. Aujourd'hui, 8 transactions sur 10 font l'objet d'une négociation — ce qui était encore ciblé fin 2025 devient une pratique généralisée.
Quelles sont les perspectives pour le marché immobilier en 2026 ?
Le marché confirme son redressement, mais avance avec prudence. « Les fondamentaux sont là : des acquéreurs motivés, des vendeurs présents, des taux encore contenus. Mais le contexte global pèse sur la confiance : hausse du coût de la vie, incertitudes économiques et géopolitiques. Les Français avancent, mais avec prudence. Chaque projet est analysé, chaque décision pesée. Le marché offre aujourd'hui un terrain de négociation plus équilibré, où les acquéreurs prennent leur temps et les vendeurs se mettent au diapason », conclut Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt.