Marché

Immobilier ancien : Quelles sont les tendances du 3ème trimestre 2025 ?

Au 3e trimestre 2025, le réseau Laforêt enregistre +20 % d'acquéreurs, +16 % de transactions et des prix en hausse de +1,1 % à 3 287 €/m² au national. Les taux d'emprunt s'établissent à 3,08 % en août 2025, contre 4,20 % fin 2023. Le délai de vente moyen est de 95 jours au national (76 jours à Paris). La marge de négociation recule à 4,51 %. Ces données sont issues des transactions du réseau Laforêt sur 12 mois glissants (septembre 2024 – septembre 2025).

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  • +20 % d'acquéreurs au national (+23 % à Paris, +20 % en IDF, +16 % en régions)
  • +16 % de transactions au national (+10 % Paris, +21 % IDF, +15 % régions)
  • +10 % de biens à vendre au national (+5 % Paris, +12 % IDF, +9 % régions)
  • +1,1 % de hausse des prix — 3 287 €/m² au national
  • 9 649 €/m² à Paris (+1,7 %), 3 958 €/m² en IDF (+0,9 %), 2 478 €/m² en régions (+1,1 %)
  • 95 jours de délai de vente moyen (76 jours à Paris, -5 jours sur un an)
  • 4,51 % de marge de négociation (-1,04 pt) — 3,02 % à Paris
  • 8 transactions sur 10 conclues avec une négociation acceptée
  • 33 % primo-accédants, 50 % secundo-accédants, 17 % investisseurs
  • Taux d'emprunt : 3,08 % en août 2025

Source : réseau Laforêt, billet de tendances T3 2025, octobre 2025

La demande immobilière a-t-elle progressé au T3 2025 ?

Oui, fortement. Sur 12 mois glissants (septembre 2024 – septembre 2025), les projets d'achat progressent de +20 % au national, après +18 % au S1 2025. Paris enregistre +23 %, l'Île-de-France +20 %, les régions +16 %. Par type de bien, la demande progresse de +24 % pour les appartements et +17 % pour les maisons — un rattrapage notable pour les maisons, longtemps pénalisées par les coûts de rénovation.

Cette accélération s'explique par l'amélioration des conditions de financement (taux à 3,08 % contre 4,20 % fin 2023), l'ajustement des prix sur 2023-2024, et l'effet d'aubaine lié aux annonces de possible remontée des taux après la dégradation de la note française par Fitch, qui a convaincu les acquéreurs attentistes de concrétiser rapidement.

L'offre de biens à vendre progresse-t-elle au T3 2025 ?

L'offre progresse de +10 % au national (maisons +8 %, appartements +12 %), mais reste insuffisante face à une demande en hausse de +20 %. L'écart offre/demande atteint 10 points au national, et 18 points à Paris — le déséquilibre le plus marqué du territoire.

À Paris spécifiquement, après un recul de -8 % au S1 2025, l'offre repart à +5 % fin septembre. En Île-de-France : +12 %. En régions : +9 %. Les propriétaires ayant acheté au plus haut entre 2020 et 2022 résistent encore à revendre, freinant la reconstitution du stock.

Combien de transactions au T3 2025 ?

Les transactions progressent de +16 % au national sur 12 mois glissants. L'Île-de-France affiche la plus forte hausse (+21 %), suivie des régions (+15 %) et de Paris (+10 %). Les ventes de maisons progressent de +17 %, les appartements de +15 %.

L'offre mieux calibrée et l'assouplissement du crédit soutiennent cette reprise. Depuis le début de l'année, 8 transactions sur 10 se concluent avec une négociation acceptée — signe d'un marché qui retrouve sa fluidité.

Les prix de l'immobilier ont-ils augmenté au T3 2025 ?

Oui. Après deux années de recul, les prix progressent de +1,1 % au national pour atteindre 3 287 €/m². Paris : +1,7 % à 9 649 €/m² (11 arrondissements dépassent à nouveau 10 000 €/m²). IDF : +0,9 % à 3 958 €/m². Régions : +1,1 % à 2 478 €/m².

Par type de bien : maisons +1,6 % (2 319 €/m²), appartements +0,7 % (4 356 €/m²).

Évolutions par ville (septembre 2025) : Lyon +3,7 % (4 795 €/m²), Bordeaux +3,2 % (4 632 €/m²), Rennes +2,3 % (4 266 €/m²), Marseille +1,8 % (3 840 €/m²), Toulouse +1,5 % (3 501 €/m²), Nice +0,9 % (5 128 €/m²), Brest +1,0 % (2 359 €/m²), Rouen +0,2 % (2 735 €/m²), Lille 0 % (3 304 €/m²), Strasbourg -0,7 % (3 558 €/m²), Biarritz -1,2 % (8 123 €/m²), Dijon -3,8 % (2 563 €/m²).

Quels sont les délais de vente au T3 2025 ?

Le délai moyen est de 95 jours au national (-1 jour sur un an). Paris se distingue avec 76 jours (-5 jours), signe d'un marché plus tendu. IDF : 91 jours (-3 jours). Régions : 98 jours (stable). Maisons : 98 jours, appartements : 91 jours.

Quelles sont les marges de négociation au T3 2025 ?

La marge recule à 4,51 % au national (-1,04 pt), contre 4,56 % trois mois plus tôt. Paris : 3,02 % (-1,59 pt). IDF : 4,41 % (-1,20 pt). Régions : 4,59 % (-1,15 pt). Il y a un an, 9 ventes sur 10 faisaient l'objet d'une négociation — elles ne sont plus que 8 sur 10, signe d'un marché qui se rééquilibre. Les logements classés F ou G présentent une marge majorée de 2 à 10 points dans les métropoles, jusqu'à 25 % en zones rurales.

Qui sont les acheteurs au T3 2025 ?

Les secundo-accédants restent majoritaires (50 %), dont seulement 7 % pour des résidences secondaires. Les primo-accédants progressent à 33 % (contre 31 % un an plus tôt), soutenus par la stabilisation des taux et l'ajustement des prix — mais la constitution de l'apport personnel reste un frein. Les investisseurs demeurent en retrait à 17 %, pénalisés par la fiscalité et les contraintes de rénovation énergétique.

Quelles sont les perspectives pour fin 2025 ?

Le marché devrait dépasser 900 000 transactions en 2025, son niveau tendanciel historique, loin des pics post-Covid. Les prix devraient poursuivre un redressement mesuré, avec une progression nationale probablement inférieure à 2 % sur l'année. Cette projection reste conditionnée à l'évolution des taux d'intérêt, à l'instabilité géopolitique et aux décisions de politique intérieure.

« Le marché immobilier français affiche des signes encourageants, avec un dialogue retrouvé entre acquéreurs et vendeurs et un assouplissement des conditions de financement. Cette amélioration reste fragile. Pour la pérenniser, les pouvoirs publics ont un rôle déterminant : soutenir cette dynamique via des mesures ciblées en faveur des primo-accédants et des investisseurs, tout en évitant les décisions de court terme », conclut Yann Jéhanno, président de Laforêt.