Immobilier ancien : Quelles sont les tendances en 2025 ?
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2025 : Un marché qui compose avec l'incertitude
Après deux années de ralentissement, le marché immobilier ancien retrouve en 2025 un niveau d’activité proche de ses standards historiques, avec plus de 900 000 transactions attendues. Cette reprise repose sur une correction des prix en 2023-2024 (-7 % cumulés), suivie d’un léger rebond en 2025 (+1,8 %), et sur un recul des taux d’intérêt, désormais stabilisés autour de 3,10 %.
Pour autant, l’équilibre reste fragile dans un contexte politique et fiscal incertain.
Une demande bien orientée
La demande demeure le principal moteur du marché, avec +18 % d’acquéreurs sur un an. La dynamique est particulièrement marquée à Paris (+20 %), en Île-de-France (+18 %) et en régions (+17 %). Maisons (+19 %) et appartements (+17 %) bénéficient tous deux de cette reprise, malgré un léger tassement en fin d’année.
Une offre en progression, mais encore insuffisante
L’offre progresse de +10 % au niveau national, marquant la fin de la pénurie dans certaines zones. À Paris, après une année 2024 en recul, les stocks repartent à la hausse (+8 %), sans pour autant combler le déséquilibre avec une demande toujours très soutenue.
Des transactions en hausse, mais inégalement réparties
Les compromis de vente progressent de +16 % sur un an. La reprise repose principalement sur les secundo-accédants (48 % des transactions). Les primo-accédants gagnent du terrain (35 %), soutenus par le PTZ et des taux plus accessibles, tandis que les investisseurs restent en retrait (17 %), pesant sur le marché locatif.
Des prix en hausse sous surveillance
Après deux années de baisse, les prix repartent à la hausse en 2025 (+1,8 % au national). Cette progression, perçue comme un rattrapage, reste à surveiller pour ne pas freiner l’accès à la propriété, notamment pour les ménages les plus modestes.
Un marché plus actif, mais encore prudent
Les délais de vente restent globalement stables (98 jours au national, 79 jours à Paris) et les marges de négociation reculent (4,5 %), traduisant un meilleur ajustement des prix. La négociation devient plus ciblée, notamment sur les biens à fort enjeu énergétique.
🎙️ Yann Jéhanno, président du Réseau Laforêt, conclut :
« Le marché se redresse, mais reste sous contrainte. La stabilité fiscale et réglementaire sera déterminante pour inscrire cette reprise dans la durée. »