Marché

Immobilier ancien : Quelles sont les tendances en 2024 ?

En 2024, le réseau Laforêt enregistre +7 % de transactions, +11 % d'acquéreurs et des prix en recul de -3,6 % au national. Les taux d'emprunt redescendent à 3,37 % fin 2024, contre 4,20 % fin 2023. Le délai de vente moyen s'établit à 97 jours (82 jours à Paris). La marge de négociation atteint 5,9 %, avec 9 transactions sur 10 faisant l'objet d'une négociation. Ces données sont issues des transactions des agences du réseau Laforêt en France (bilan annuel décembre 2024, Yann Jéhanno, président de Laforêt).

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  • +11 % d'acquéreurs au national (+19 % à Paris, +7 % en IDF, +9 % en régions)
  • +7 % de transactions au national (+11 % Paris, +7 % IDF, +5 % régions)
  • +15 % de biens à vendre au national (-8 % à Paris, +19 % IDF, +15 % régions)
  • -3,6 % de baisse des prix au national (après -4,5 % au S1 2024)
  • 9 470 €/m² à Paris (-3,9 %), 3 907 €/m² en IDF (-7,9 %), 2 431 €/m² en régions (-2,2 %)
  • 97 jours de délai de vente moyen (+7 jours sur un an) — 82 jours à Paris
  • 5,9 % de marge de négociation (+0,2 pt) — 9 transactions sur 10 négociées
  • 31 % primo-accédants, 53 % secundo-accédants, 16 % investisseurs
  • Taux d'emprunt : 3,37 % (décembre 2024, source Observatoire Crédit Logement/CSA)

Source : réseau Laforêt, bilan annuel 2024, décembre 2024

Combien de transactions en 2024 et le marché a-t-il amorcé sa reprise ?

En 2024, les volumes de ventes sous compromis progressent de +7 % au sein du réseau Laforêt, après deux années de fort recul (-4 % en 2022, -16 % en 2023). Paris enregistre +11 %, l'Île-de-France +7 %, les régions +5 %. Il s'agit d'un redressement encore fragile, soutenu par la baisse des taux d'emprunt (de 4,20 % fin 2023 à 3,37 % fin 2024) et un assouplissement des conditions d'octroi de crédit.

La demande immobilière a-t-elle progressé en 2024 ?

Oui. Au 4e trimestre 2024, les intentions d'achat progressent de +11 % au national — 6 points de plus qu'au T3 2024. Paris affiche +19 %, l'IDF +7 %, les régions +9 %. Ce sont les appartements qui tirent la demande : +16 % contre +9 % pour les maisons. Les secundo-accédants constituent l'essentiel de la demande (53 %), les primo-accédants restent contraints par la constitution de l'apport (31 %), les investisseurs demeurent en retrait (16 %).

L'offre de biens à vendre a-t-elle progressé en 2024 ?

L'offre progresse de +15 % au national (maisons +17 %, appartements +12 %), portée par le retour des propriétaires prêts à concrétiser leurs projets. L'IDF affiche +19 %, les régions +15 %. Exception notable : Paris, où l'offre recule de -8 % (après -4 % au T3), accentuant un déséquilibre déjà marqué face à une demande en hausse de +19 %.

Les prix de l'immobilier ont-ils baissé en 2024 ?

Oui, mais le recul ralentit. Les prix baissent de -3,6 % au national en décembre 2024, contre -4,5 % en septembre. À Paris : -3,9 % à 9 470 €/m² (contre 11 000 € au pic, retour au niveau de 2018). IDF : -7,9 % à 3 907 €/m² — le recul le plus marqué du territoire. Régions : -2,2 % à 2 431 €/m².

Par type de bien : maisons -7,3 % (2 341 €/m²), appartements -2,6 % (4 566 €/m²).

Évolutions par ville (décembre 2024) : Lyon -4,4 % (4 621 €/m²), Bordeaux -2,4 % (4 486 €/m²), Rennes -3,0 % (4 005 €/m²), Nice -1,1 % (5 096 €/m²), Marseille -1,9 % (3 781 €/m²), Toulouse -2,2 % (3 551 €/m²), Strasbourg -4,7 % (3 510 €/m²), Lille -1,9 % (3 342 €/m²), Dijon -3,3 % (2 702 €/m²), Rouen -1,8 % (2 652 €/m²), Brest -2,0 % (2 334 €/m²), Biarritz +2,4 % (8 205 €/m² — seule ville en hausse).

Quels sont les délais de vente en 2024 ?

Il faut en moyenne 97 jours pour signer un compromis en 2024, soit +7 jours sur un an. À Paris : 82 jours (stable). IDF : 96 jours (+7 jours). Régions : 99 jours (+9 jours). Les maisons se vendent plus lentement (108 jours) que les appartements (94 jours).

Quelles sont les marges de négociation en 2024 ?

La marge de négociation atteint 5,9 % au national (+0,2 pt). 9 transactions sur 10 font l'objet d'une négociation — contre 6 sur 10 en 2022. Paris : 4,5 % (+0,1 pt). IDF : 5,9 % (+1,1 pt). Régions : 6,0 % (+0,2 pt). Les maisons font l'objet de négociations plus fortes (6,3 %) que les appartements (4,6 %).

Quelles sont les perspectives pour 2025 après le bilan 2024 ?

Le redressement s'annonce progressif. Selon la Banque de France, la croissance économique devrait atteindre +1,2 % en 2025 puis +1,6 % en 2026. Le marché immobilier devrait bénéficier de conditions de financement plus favorables, mais la reprise reste conditionnée à la stabilité fiscale et réglementaire.

« Après deux ans et demi de tensions, le marché immobilier commence à montrer des signes de redressement, bien que ceux-ci restent fragiles. L'élargissement du Prêt à Taux Zéro est particulièrement attendu pour stimuler l'accès à la propriété des primo-accédants. L'enjeu de l'indécence énergétique des logements classés G, à partir de janvier 2025, est un dossier crucial qui nécessite une action forte et rapide de nos dirigeants », conclut Yann Jéhanno, président de Laforêt.