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Immobilier ancien : quelles sont les tendances du 3ème trimestre 2026 ?

En septembre 2026, le réseau Laforêt enregistre une demande immobilière en hausse de +1 % sur un an et une offre de biens qui progresse de +9 %, tandis que les transactions restent en retrait de -1,8 %. Les prix reculent de -1,5 % au niveau national, pour atteindre 3 238 €/m² en moyenne. Le délai de vente moyen s’établit à 101 jours (+6 jours sur un an) et la marge de négociation atteint 4,8 % (+0,3 point). Désormais, 9 acquisitions sur 10 font l’objet d’une négociation. Ces données sont issues du réseau Laforêt en France.

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Chiffres clés — marché immobilier septembre 2026, réseau Laforêt

  • +1 % de demande immobilière au national vs septembre 2025 (+4 % Paris, +5 % IDF, -2 % régions)
  • -1,8 % de transactions au national (-3,8 % Paris, -0,8 % IDF, -1,8 % régions)
  • +9 % de biens à vendre au national (+15 % Paris, +7 % IDF, +8 % régions)
  • -1,5 % sur les prix au national — 3 238 €/m² en moyenne ; 9 553 €/m² à Paris (-1 %), 3 879 €/m² en IDF (-2 %), 2 433 €/m² en régions (-1,8 %)
  • 101 jours de délai de vente moyen (+6 jours) — 84 jours à Paris, 99 jours en IDF, 101 jours en régions
  • 4,8 % de marge de négociation (+0,3 pt) — 3,2 % à Paris, 4,6 % en IDF, 5,1 % en régions
  • 9 acquisitions sur 10 font l'objet d'une négociation
  • Demande : +4,5 % sur les appartements, -4 % sur les maisons
  • Offre : +13 % sur les appartements, +4 % sur les maisons
  • Les résidences secondaires représentent 6,5 % des acquisitions, contre 7 % un an plus tôt

Source : réseau Laforêt, billet de tendances septembre 2026

La demande immobilière a-t-elle progressé en septembre 2026 ?

Oui. Après un premier semestre marqué par un recul de la demande, celle-ci repasse dans le vert avec une progression de +1 % au niveau national par rapport à septembre 2025. Cette amélioration s'est principalement dessinée durant l'été, lorsque des intentions d'achat jusque-là différées ont progressivement commencé à se concrétiser.

La situation reste cependant contrastée selon les territoires. Paris progresse de +4 % et l'Île-de-France de +5 %, tandis que les régions restent en retrait de -2 %. L'écart est également marqué selon les typologies de biens : la demande pour les appartements progresse de +4,5 %, tandis que celle concernant les maisons recule de -4 %.

Cette évolution traduit notamment les arbitrages budgétaires des ménages. Les maisons, généralement plus grandes, plus coûteuses à chauffer et à entretenir, impliquent aussi davantage de dépenses liées aux extérieurs et parfois à la mobilité. Dans un contexte où le coût global du logement est davantage surveillé, ces éléments pèsent plus fortement dans les décisions d'achat.

L'offre de biens à vendre a-t-elle augmenté en septembre 2026 ?

Oui, nettement. L'offre poursuit sa reconstitution avec une progression de +9 % au niveau national sur un an, après +8 % à la fin du premier semestre.

Cette hausse concerne l'ensemble des territoires : +15 % à Paris, +7 % en Île-de-France et +8 % dans les régions. L'offre d'appartements progresse particulièrement fortement, à +13 %, contre seulement +4 % pour les maisons.

Malgré cette augmentation du stock disponible, certaines zones restent tendues, notamment le littoral, les territoires touristiques et certains secteurs métropolitains attractifs où l'offre structurelle demeure insuffisante par rapport à la demande.

Combien de transactions immobilières en septembre 2026 ?

Les transactions restent en retrait. Au niveau national, elles diminuent de -1,8 % par rapport à septembre 2025. Le recul atteint -3,8 % à Paris, -0,8 % en Île-de-France et -1,8 % dans les régions.

La situation s'améliore néanmoins par rapport au premier semestre. À Paris par exemple, le recul des transactions était encore de -4,7 % en juin, contre -3,8 % en septembre. Cette évolution confirme une amélioration progressive depuis le début de l'été, sans pour autant constituer un véritable rebond.

Les acquéreurs restent très sélectifs et prennent davantage de temps pour sécuriser leur projet. Ils comparent davantage les biens, les territoires et surtout le coût global de leur future acquisition, dans un environnement où les conditions de financement restent un facteur de prudence.

Les résidences secondaires représentent par ailleurs 6,5 % des acquisitions, contre 7 % un an auparavant. La demande reste soutenue sur les littoraux, dans les Alpes et certaines campagnes de l'Ouest.

Les prix de l'immobilier ont-ils évolué en septembre 2026 ?

Oui. Les prix poursuivent leur ajustement avec une baisse de -1,5 % au niveau national sur un an, pour atteindre un prix moyen de 3 238 €/m².

À Paris, le prix moyen atteint 9 553 €/m², en baisse de -1 %. En Île-de-France, il recule de -2 % à 3 879 €/m², tandis que les régions enregistrent une baisse de -1,8 % à 2 433 €/m². Le document souligne que ces corrections restent contenues et correspondent davantage à un ajustement progressif entre les attentes des vendeurs et les capacités financières des acquéreurs qu'à un décrochage du marché.

Évolutions par ville en septembre 2026 : Brest +5,8 % (2 495 €/m²), Rouen +2,8 % (2 811 €/m²), Dijon +2,6 % (2 629 €/m²), Biarritz +1,1 % (8 212 €/m²), Rennes +0,7 % (4 295 €/m²), Nancy +0,4 % (2 398 €/m²), Lille +0,3 % (3 314 €/m²), Toulouse +0,3 % (3 511 €/m²), Strasbourg 0 % (3 557 €/m²), Marseille -0,1 % (3 836 €/m²), Bordeaux -0,2 % (4 622 €/m²), Lyon -0,4 % (4 775 €/m²), Nice -0,5 % (5 102 €/m²) et Paris -1 % (9 553 €/m²).

Quels sont les délais de vente en septembre 2026 ?

Les délais de vente restent élevés avec une moyenne de 101 jours au niveau national, soit 6 jours de plus qu'en septembre 2025.

À Paris, le délai moyen atteint 84 jours (+8 jours). Il s'établit à 99 jours en Île-de-France (+8 jours) et à 101 jours dans les régions (+3 jours). Par rapport à juin 2026, les évolutions sont néanmoins très limitées, ce qui laisse apparaître une stabilisation autour d'un nouveau point d'équilibre proche de 100 jours.

Ces délais reflètent des acquéreurs plus prudents et plus sélectifs. Au-delà du prix affiché, ils intègrent désormais dans leur décision la qualité du bien, les travaux, la performance énergétique, le coût du chauffage, la fiscalité locale ou encore les frais de mobilité.

Les marges de négociation ont-elles évolué en septembre 2026 ?

Oui. La marge de négociation s'établit à 4,8 % au niveau national, soit une progression de +0,3 point en un an. Elle atteint 3,2 % à Paris (+0,2 pt), 4,6 % en Île-de-France (+0,2 pt) et 5,1 % dans les régions (+0,5 pt).

La négociation concerne désormais 9 acquisitions sur 10. L'augmentation du nombre de biens disponibles permet aux acquéreurs de davantage comparer les offres et de mettre les biens en concurrence.

Toutes les typologies ne sont toutefois pas concernées de la même manière. Les petites surfaces offrent généralement moins de latitude, tandis que les grandes maisons nécessitant des travaux importants peuvent faire l'objet de négociations supérieures à la moyenne. Les logements énergivores classés F ou G peuvent régulièrement enregistrer une décote supérieure à 10 %.

À l'entrée du dernier trimestre, le marché immobilier envoie des signaux plus favorables qu'au printemps : la demande repart légèrement, l'offre continue de se reconstituer et les prix s'ajustent progressivement. Pour autant, les transactions restent inférieures à leur niveau de 2025 et les délais de vente demeurent élevés.

Le billet présente ainsi 2026 comme une année de transition. Le marché fonctionne, mais reste en dessous de son potentiel. Les projets immobiliers sont toujours présents, mais les ménages consacrent davantage de temps aux comparaisons et aux calculs avant de s'engager.

À court terme, le document privilégie le scénario d'une amélioration graduelle plutôt que d'une véritable accélération. Une reprise plus franche dépendrait notamment d'une meilleure visibilité sur l'environnement économique, les conditions de financement et le pouvoir d'achat des ménages.